Patrimoine

Le Château d'Ars

Cette demeure féodale a subit des transformations importantes à la Renaissance et une multitude de propriétaires connus ou inconnus. La construction de la bâtisse remonte au XIIIe siècle. Bien que juché sur les hauteurs de La Châtre et entourée de douves, elle n’eut jamais de véritable caractère défensif. On retrouve la trace d’Ars dans les textes à partir du XIe siècle, lorsque Raoul II de Déols créé la baronnie de La Châtre pour son fils Ebbes. Ars en est un des fiefs.

Donjon des Chauvigny

Ici se tenait le château construit en 1424, résidence des Chauvigny, seigneurs de La Châtre. Seul subsiste le donjon d'une hauteur de 20 mètres dont les murs de 2 mètres d'épaisseur sont percés de meurtrières. A partir de 1734, la tour servit de prison. En 1937, la prison fut suprimée et le bâtiment fut racheté par Jean Despruneaux. Il en fit un musée privé rassemblant les souvenirs des amis de George Sand et de la romancière elle-même.

Le Pont aux Laies

Il s'agit d'un pont médiéval à deux arches inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques. Il est situé à l'emplacement de l'ancienne voie romaine. Son éthymologie reste floue et son orthographe aussi : Pontaulais, Pontaulay, Pont au legs, Pont aux Laies, ... Une légende prétend que des laies auraient tenté de pénétrer dans la ville par ce pont lors d'une année de sécheresse.

Fontaine Sainte-Radegonde

La Grand'Font était autrefois consacrée  à Notre-Dame. La croyance populaire y a ensuite attaché le culte de Sainte-Radegonde (521-587). Mentionnée dans les archives dès le XVe siècle cette fontaine miraculeuse jaillissait initialement du rocher avant d'être reconstruite sous le Second Empire à son emplacement actuel. On y faisait brûler des chandelles pour la bonne délivrance des femmes en couches.

Maison de Bois, Place Laisnel de la Salle

Ancienne place dite "du Pavé", cette petite place porte aujourd'hui le nom de Laisnel de la Salle (1801-1871), maire adjoint de La Châtre, auteur de Croyances et Légendes du Centre de la France et ami de George Sand. Cette place abrite une ancienne demeure de La Châtre : "la Maison de Bois" du XVe siècle. Elle fut construite par une riche famille de marchands et laisse apparaître de beaux colombages, une magnifique porte cloutée ancienne à accolade sculptée. La teinte rouge date de sa restauration au XIXe siècle.

La Place du Marché

Cette grande place devint la place principale de la ville à partir du XVe siècle. Quelques demeurent anciennes témoignent de cet âge d'or qui vit s'amorcer le développement industriel et commercial de La Châtre. Rue du Marché, la maison à colombages, qui date du XVe siècle fut au XIXe siècle la demeure de Sylvain Chicot chez lequel George Sand s'approvisionnait en chandelles, cire et tabac. La maison dite "pointue" qui date également du XVe siècle, donne son caractère médiévale à la petite rue qui la borde.

Palais de Justice / Place de la République

Au XIVe siècle, après l'épidémie de peste, cette place servit aux inhumation. Par la suite, elle devint le champ de foire jusqu'en 1850, date à laquelle fut édifié le Palais de Justice. L'ancien Hôtel-Dieu de la Trinité se trouvait entre les numéros 4 et 12 de la rue Duguet. En 1921, la Municipalité décida d'élever un monument pour garder le souvenir des nombreux morts de la guerre 1914-1918. La réalisation fut confiée au sculpteur berrichon Ernest Nivet, élève de Rodin.

Théâtre Maurice Sand

En 1708, à l'initiative d'acteurs amateurs de la ville, les communs du couvent des Carmes  furent transformés en salle de spectacle. Maurice Dupin, père de George Sand s'y produisit. Devant la dégradation du lieu, il fut décidé en 1809 que le théâtre quitterait les communs pour s'installer dans l'église du couvent, son emplacement actuelle. Il connut alors ses heures de gloire entre 1830 et 1850. George Sand assista à de nombreuses représentations et certaines de ses pièces y furent jouées comme Claudie.

Hôtel de Ville / Couvent des Carmes

L'Hôtel de Ville a pris place dans le choeur du couvent des Carmes en 1838. Le couvent quant à lui, fut édifié à la fin du XIVe siècle pour remercier les Carmes de leur dévouement lors de l'épidémie de peste qui frappa la ville en 1348. Quelques vestiges subsistent encore : la chapelle Notre-Dame de la Pitié (actuel foyer du Théâtre) ainsi que le porte en ogive qui marque l'entrée de la salle Maurice Sand.

L'Eglise Saint Germain

L'église actuelle se situe sur l'emplacement historique du coeur de la cité fortifiée de La Châtre. La première église de la ville fut probablement construite au XIe siècle.

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